lundi 14 mai 2012 à 17h45
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Montpellier-LOSC terminé, il est temps pour FootLille.com d'effectuer son débriefing et de distribuer ses bons points. Rendez-vous avec notre coup sur coup.
Coup de folie
Le LOSC jouait gros ce dimanche à Montpellier. 3e au classement, avec 2 points de retard sur le PSG et 5 sur Montpellier au coup d'envoi de la rencontre, les Nordistes se trouvaient dans l'obligation de ramener un résultat positif, nul ou victoire, pour encore espérer se qualifier directement pour la Ligue des Champions et pourquoi pas décrocher le titre. Mais jamais les Lillois n'ont réussi à emballer le match, à déstabiliser une équipe de Montpellier, pourtant fébrile par moments et qui s'est contentée d'attendre. C'était son jeu.
Coup de poker
Sans doute averti du résultat du PSG qui menait 3-0 face à Rennes à une demi-heure de la fin et qui allait l'emporter sur ce même score, Rudi Garcia n'avait plus le choix. A 0-0 à la Mosson, Lille était assuré de manquer son rêve de remontée au classement. Le coach lillois a alors sorti 2 milieux défensifs pour les remplacer par 2 attaquants. Le LOSC a fini avec 5 joueurs offensifs mais sans parvenir à forcer la décision ni même à se procurer des occasions. Entasser ainsi des attaquants n'a servi à rien pour une équipe pas à la hauteur de l'enjeu.
Coup de poignard
En jouant le tout pour le tout en fin de match, le LOSC s'exposait aux contres des locaux. Et c'est ce qui est survenu. Il restait une minute de jeu. Marko Basa comme Aurélien Chedjou avaient déserté leur zone pour tenter d'aider à marquer ce but si important. Et Olivier Giroud déboula avec Karim Aït-Fana. Malgré le retour du défenseur camerounais, Montpellier a crucifié les Lillois (1-0, 90+4'). Mais qu'importe. Nul ou défaite, cela ne changeait rien pour les Nordistes. Dommage que les occasions de marquer se soient faites si rares pour les Dogues si l'on excepte celle de Benoît Pedretti à la demi-heure de jeu.
Coup de froid
3e depuis la 11e journée et leur victoire face à Lyon (3-1), les Lillois (56 points) avaient compté jusqu'à 10 unités de retard sur Montpellier (66) et 7 sur le PSG (63) au soir de la 31e journée suite à leur défaite à Brest (3-1). Depuis, leurs 5 victoires consécutives avaient permis un sacré rapproché, Montpellier ne se situant plus qu'à 5 longueurs et Paris à 2 avant cette 37e journée. Joueurs comme dirigeants et supporters s'étaient alors mis à rêver en secret, pourquoi pas, d'un nouveau titre. Et puis patratas, tout s'est écroulé. La marche était trop haute pour une équipe en fin de cycle et qui devrait subir une mue importante cet été.

