Sans grande surprise, Lille fait partie des douze villes retenues par le Conseil fédéral pour intégrer le dossier de candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016. Lens, Lyon, Marseille, Paris, Toulouse, Bordeaux, Saint-Etienne, Saint-Denis, Nice, Nancy et Strasbourg sont les autres sites désignés. Depuis le début, on sait que le Grand stade lillois doit être l’un des points forts du dossier de la France, en concurrence avec l’Italie, la Turquie et le ticket Suède-Norvège. Si l’Héxagone venait à décrocher la timbales, il est même déjà presque écrit que la métropole accueillera au moins un quart de finale, voir une demi-finale.
La candidature française peut difficilement se passer de Lille
Mais depuis quelques jours des doutes planent sur la candidature lilloise. Le montant de l’enveloppe attribuée au Grand Stade par l’Etat est attendu de pied ferme et si celui-ci venait à être décevant, la ville pourrait se retirer. Cela ne voudrait pas dire que le stade ne sortirait pas un jour de terre, mais il est évident que cela représenterait un coup de massue pour le projet puisque sans l’aide du gouvernement la note deviendrait plus salée que prévu. Pour Michel Seydoux, l’avenir de l’enceinte n’est en tout cas pas lié à l’Euro. En revanche, l’avenir de l’Euro 2016 français semble bien lié au stade lillois… Si la ville venait à retourner sa veste en refusant d’accueillir des matches de cette compétition, le dossier en prendrait un sérieux coup. "Si Lille se retirait, ce ne serait pas une épine du pied qu’on nous enlèverait, mais une grande chance de victoire finale", déclarait ce matin le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes dans La Voix du Nord.
Lille, 78 ans plus tard ?
Selon les premiers échos, l’Etat pourrait principalement concentrer son apport financier sur les sites de Lille et de Bordeaux, qui projette également d’ériger une grande enceinte flambant neuve. Restera ensuite à attendre le verdict final, qui sera rendu le 28 mai 2010. Pour l’heure la France serait favorite, l’Italie, sa principale concurrente, ayant du mal à mettre en place son dossier. Une bonne nouvelle permettrait à Lille d’accueillir une grande compétition internationale de football pour la première fois depuis 1938. La ville avait accueilli un quart de finale Suisse-Hongrie (0-2) au stade Victor Boucquey…